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Il n'y a pas de cessez-le-feu à Gaza

Article 29.06.2026
Gaza, 2025 © capture d'écran vidéo Médecins du Monde

© Médecins du Monde

Il y a maintenant 8 mois, un cessez-le-feu a été annoncé à Gaza. Pourtant, les violences continuent.

Depuis octobre 2025, au moins 880 personnes ont été tuées et plus de 2’600 blessées dans la bande de Gaza. Les personnels humanitaires et soignants continuent d’être ciblés par les attaques : au moins 8 sont décédés depuis le début du cessez-le-feu.

La reconstruction du territoire n’a toujours pas commencé

La majorité de la population vit encore déplacée, dans des conditions précaires et insalubres, avec un accès extrêmement limité à l’eau potable, à l’assainissement, à l’électricité et aux soins. Les personnes sont en outre exposées à de graves risques sanitaires, liés notamment à la prolifération des rongeurs et autres nuisibles, ainsi qu’aux risques de contamination et de blessures causés par les restes explosifs de guerre.

La population fait face à une insécurité alimentaire aiguë

Plus de 77 % de la population est confrontée à une insécurité alimentaire aiguë et les biens alimentaires peinent à rentrer sur le territoire. L’accord de cessez-le-feu prévoit 600 camions par jour, mais dans les faits, seuls jusqu’à 140 camions sont autorisés à entrer quotidiennement dans la bande de Gaza, et ce plafond n’est pas atteint chaque jour.

Le système de santé est effondré

Seule une partie des hôpitaux fonctionnent encore partiellement, les médicaments essentiels, le fuel pour alimenter les équipements manquent et les évacuations médicales sont fortement limitées.

Un cessez-le-feu ne se mesure pas à une déclaration mais à la possibilité pour la population de vivre, se soigner, manger, rentrer chez soi et se reconstruire.

Médecins du Monde demande :

  • La levée de toutes les barrières à l’entrée de l’aide et des biens commerciaux
  • Un accès sûr et inconditionnel aux services essentiels pour les Gazaoui·es, et la possibilité pour les ONG de se déplacer sur tout le territoire
  • Un afflux continu et massif d’aide humanitaire pour couvrir les besoins de la population en nourriture, eau, abris, hygiène et soins de santé